2020 en création(s).

Bonjour toi, et bonne année aussi, comme je n’ai pas pu prendre le temps de revenir plus tôt ici.

Tu as sans doute vu passer beaucoup d’articles d’introspection, de bilan 2019 et les classiques intentions voire résolutions pour cette nouvelle année. Ce genre d’articles qu’on peut lire (ou écrire) en se demandant combien de temps ces volontés vont tenir. En un sens, je n’y échappe pas trop, bien que je ne te fasse un vrai bilan de ce que m’a apporté l’année passée ( car ce serait bien trop compliqué et éclaté en pleiiiins de branches.)
Ce qui fait que je préfère te parler d’intentions, celle des mois à venir, des projets commencés, à continuer, ou de nouveaux (encore ?) à mettre en place. On verra bien, il ne s’agit donc que d’ébauches d’une année à construire.

Norman Rockwell.

2020 en création(s).

LA COUVEUSE. 

Voilà mon projet principal ! Et là, tu dois peut-être avoir haussé le sourcil, ne comprenant pas de quoi je te parle. La couveuse, qu’est-ce que c’est ?
Un moyen de me déclarer, tout en « testant » mon activité. Une manière plus sûre, dans un laps de temps convenu, de voir comment je peux développer mon activité, si c’est trop casse-gueule et que je dois abandonner ce projet ou si au contraire, je fonce sans attendre une minute pour finaliser ce projet. J’ai découvert ce dispositif tout récemment, en prenant des renseignements justement sur la création d’entreprise, mais cette alternative de transition j’ai envie de dire m’a beaucoup séduite.
Je suis actuellement dans le début des démarches qui devraient enfin s’entamer fin janvier, et je suis tellement pressée ! Je pense que ce n’est qu’une question de temps, et que dans le premier quart de l’année me verra vraiment déclarer mon activité d’artiste.

LES PORTRAITS. 

Grande amoureuse des visages, je pense que cela ne t’a pas échappé vue mon attrait pour les portraits. J’adore capter les choses secrètes que racontent un visage. Pour le moment, je me consacre à ces visages de personnes qui me fascinent, des personnalités qui ont une grande importance pour moi, qui ont eu un petit truc dans leurs traits qui m’a fait me dire « tiens, toi, je te dessinerai bien ! »
Mais en 2020, le challenge se rajouter : enfin me mettre aux portraits d’enfants. Les traits sont tout de suite plus doux, moins marqués par les ans, toujours plus lisses, pas forcément facile donc pour tout ce qui est contraste et profondeur du visage ! Mais ce sera très enrichissant de m’y mettre, et là aussi : au maximum, cela se déroulera dans le premier quart de cette année.
J’aimerais aussi réaliser un autoportrait. Je sais déjà à quoi je veux qu’il ressemble, le nom qu’il aura (Kintsukuroi), les outils que je veux employer, mais là il sera question d’une confiance en moi suffisante et d’un regard objectif pour ne pas me critiquer et… me dessiner. Un travail particulièrement dur, sachant qu’on se voit toujours de manière biaisé, mais pour l’idée que retrace Kintsukuroi, je ne me vois pas inventer un visage, parce que c’est aussi une grosse partie de mon histoire.

PECULIAR MAELSTROM. 

Dans le dernier article, je t’en reparlais un peu, notamment tout ce qui est de son avenir incertain. Hé bien, j’ai revu un peu tout ça au clair, et même si je me laisserai clairement le temps, je vais continuer de faire vivre ce projet en cette nouvelle année.
J’ai tout récemment regardé le premier jet d’illustrations de Peculiar Maelstrom, et en fait, la première chose que j’ai pensé était « OH.MON.DIEU ». Voilà. Je ne peux pas reprocher la violence des anciennes illustrations, loin de là justement, ça l’est peut-être un peu trop. Mais surtout, c’est la réalisation qui m’a presque donnée un haut le coeur. On voit combien le bien faire était dérisoire, que c’était sous la colère et surtout pour extérioriser. Oui, extérioriser, mais justement, à usage personnel, par pour être diffusé.
Cela dit, j’ai convenu qu’après avoir laissé passer un peu de temps sur mon jugement relativement dur, j’allais trier les illustrations. En garder quelques unes, éventuellement, que je continue de beaucoup aimer. Mais davantage opter pour faire PM selon ces silhouettes de ma douleur.
Ce sera aussi l’occasion de repenser les textes et de quitter ce côté « journal intime » pour aller vers quelque chose de plus narré, en faire des nouvelles, presque un conte tiré tout droit de la noirceur. La difficulté là-dedans sera de pouvoir contrebalancer pour que ce soit suffisamment soutenable à lire. Pas gagné d’avance, mais ce n’est pas grave : ce n’est pas LE projet de cette année non plus.

L&E

A l’inverse, ce projet est un des principaux de cette année. Faire la réécriture de, ah, ce « projet roman » (mondieujel’aiécrit) qui nécessitera d’abord relecture de L’Homme qui Rit de Victor Hugo pour me remettre clairement en tête ses thématiques, et les adapter à ce projet autour de la santé mentale. Offrir un point de vue plus moderne, qu’on peut étendre à je ne sais combien de champs, du monstre.
De même, j’aurais besoin de faire d’autre travail de recherches, pour tout ce qui concerne les troubles dont je parle, mais aussi d’ouvrages divers sur la santé mentale, de liens et numéros utiles. J’aimerais pouvoir fournir une ou deux pages de prolongation, quelques ressources supplémentaires.
Je ne me suis toujours pas 100% mise d’accord là-dessus avec moi-même pour savoir si je lui réservais le futur Nano pour étoffer cette réécriture et que de ce fait, je plaçais ma lecture vers cet été. Mais clairement, je pauffine de premier jet cette année et pas une autre pour pouvoir le refiler à des copinautes pour une bêta-lecture, savoir ce que je fais de cette bête !
Surtout que…

L'illustration d'un roman ? 

Tu n’es peut-être pas sans savoir, mais L’Homme qui Rit est un de mes romans préférés. Pour ce qui suit, on ne parlera que d’idées, de désir, mais en même temps que cette relecture et prises de notes pour l’écriture, je risque peut-être de me faire une prise de notes de scènes visuelles, de croquis, d’ébauches multiples en vue de faire des illustrations de ce roman qui malheureusement me paraît être un des délaissés d’Hugo. (Bon, ce n’est pas non plus Les Travailleurs de la Mer, j’en conviens !) Le risque, là-dedans, est de trop m’inspirer de l’adaptation cinématographique, du moins pour le personnage de Gwynplaine car je dois avouer que c’était une manière plus ou moins proche dont je me le figurais.
Si ce projet se fait, hé bien la mission ensuite sera de démarcher maisons d’éditions pour faire rééditer cette oeuvre qui devrait être un peu plus connue, et je pense qu’une nouvelle édition pourrait y aider ! Mais bon, là, ce sera un travail colossal entre décors à dessiner, tenues d’époques, etc, mais en somme : ça risque de ne pas être la dernière fois que vous retrouverez une mention de ce livre ici !

FÉMINISME.

Cette année, en plus de rester dans mon engagement côté santé mentale, ça y est : on s’attaque à la bête qu’est le féminisme !
A vrai dire, j’ai tellement procrastiné là-dessus, parce que j’ai un slogan en tête depuis automne 2019 facilement que je n’ai pas pris la peine d’au minimum calligraphier, ne sachant pas quelle forme je voulais lui donner dans sa finalité : que slogan, ou illustration également ? Je ne sais pas bien encore, j’hésite à faire les deux qui pourront se superposer par le biais d’un calque par exemple. Je n’ai pas d’idées d’illustration pour l’instant, je travaillerai déjà sa forme. Pour un avant goût, je peux vous donner le slogan carrément provocateur : « 3919 est un numéro à appeler, pas le nombre de femmes à tuer. » J’aimerais bien venir à bout, des deux serait l’idéal mais bon on verra, pour la journée des droits de la femme.
En parallèle, comme je m’intéresse toujours davantage à la Corée du Sud, je me suis penchée brièvement sur leurs mouvements féministes là-bas qui m’a donné quelques idées d’illustrations. Je pense que je partirai sur plusieurs portraits qui ne correspondent pas à l’idée de « féminité » là-bas (cheveux très courts, rondeurs, pas de maquillage) avec le nom du mouvement dont cela est le propre : escape the corset. C’est de là que j’ai eu cette idée de superposition avec du calque, pour ne pas écrire « directement sur le visage », pouvoir avoir l’illu propre mais le texte qui s’y met également. A vrai dire, je partirai bien sur un triptyque, comme ça, côté texte, je peux avoir le nom du mouvement en anglais, en coréen, et le plus classique « fuck beauty standards », en mettant à l’épreuve le seul rouge à lèvres que je possède pour vraiment bien m’ancrer dans le thème. (A savoir que pour ce mouvement, ce qui a fait le buzz était plusieurs activistes qui ont réduit à poudre leurs palettes de maquillage, ou qui en ont fait de la calligraphie, d’où le clin d’oeil !) Pour ce qui est d’un autre mouvement plus « radical » (appelé 4B ou 4 non), là, ça attendra un peu. Ce serait un biais d’introduire des mouvements féministes de différents horizons qui répondent à une problématique pourtant mondiale.
Et puis il y en a un autre, de projet, en lien avec le féminisme, mais qui existe encore plus par lui-même…

Littér'autrices. 

Projet que j’avais débuté avec les mauvais médiums l’année dernière, qui a débuté à la mort de Toni Morrison pour lui rendre hommage. Au départ, donc, rien de bien fou : illustrer des autrices pour qu’elles gagnent un peu en visibilité, que ce soit des très connues comme cette dernière ou des délaissées, que ce soit dans le milieu du roman, de la poésie, du théâtre ou de l’essai, que ce soit en France ou dans n’importe quel pays. Je tenais aussi à faire une petite bio au dos de chaque illustration qui a le format d’une carte carrée, ou bien des titres principaux, ou encore une citation. Je me tâte toujours pour un « arrière » pour être honnête.
En soit, un projet déjà faramineux.
Tu le vois venir le mais ? On en a jamais assez, non ?
Disons que de là, la pensée arborescente m’a à nouveau fait coucou, et je me suis retrouvée avec tellement, tellement d’idées, dont deux principales qui restent.
La première est déjà moins colossale (enfin, mouairf) et serait une affiche. Mais attention, attention ! J’ai bien pensé faire une affiche avec « toutes les autrices », mais il n’y aurait jamais de fin, je devrais faire par thématique, puis réussir une mise en page regroupant les portraits sans que cela soit étouffant, et là, pour le moment, je ne vois pas. J’ai pensé à quelque chose de plus original disons, un peu comme un bingo. Tu connais les posters à gratter ? Parce que ce serait le même principe ! J’avais découvert un poster de ce genre avec les « 100 livres à lire », et je me suis dis, pourquoi pas une version féminine ? A chaque fois, une autrice sous une case, avec pourquoi pas son livre le plus connu histoire que ce soit « neutre » dans le choix et plus facile à trouver. Comme ça, chaque personne va à son rythme, gratte une case, découvre la personnalité et le titre, et n’en gratte pas d’autre tant qu’elle n’a pas fait sa découverte. Un challenge pour féminiser sa culture, goûter à de nouveaux horizons.
L’autre idée était carrément d’y aller plus fort, et de faire une histoire littéraire des autrices. Déjà qu’on discute encore le terme autrice, ce serait un moyen de revenir dessus, de voir la difficulté d’être femme et d’écrire, ce à travers les siècles, puis en faire peut-être selon les pays. Je ne sais pas encore si je me contente de me charger des illustrations puis de contacter des maisons d’édition avec ce projet, ou si je fais également les recherches, ou encore si quelqu’un est intéressé.e pour me joindre dans ce projet pour l’écriture et proposer le tout, tout beau tout fait, à une maison d’édition.


Mais je dois reconnaître une chose, à l’issue de cet article : c’est clairement épuisant d’avoir tout ça en tête. Surtout que je suis persuadée d’en avoir encore oublier ! C’est vrai que je n’ai pas parlé d’une idée de série d’illu autour d’expression liées au livre. Les idées d’illu plus jeunesse. De dessins que, juste, j’aimerais faire.
Tu m’étonnes, que je ne sais plus ou donner de la tête, même si beaucoup ne sont qu’au stade de germe encore, et que je veux gentiment les faire pousser sans me prendre la tête.

En plus de cela, on a le désir de faire mes premières impressions de ce PM 2.0 si je puis dire. De prendre les renseignements pour faire des marchés. Faire mes cartes de visite aussi, bien entendu. De continuer mes cartes postales littéraires que je propose à la vente. De me remettre davantage à la calligraphie.
Ecrire tout cela me permet, en plus de vous tenir informer, d’organiser un peu mieux mes priorités, de mettre ce que je garde enfermé au clair.


N’hésite pas à me dire si tu as des projets, toi aussi, ou si cet article te motive.
Parmi tout ça, qu’est-ce qui t’inspire le plus ? Qu’est-ce que tu voudrais le plus voir réalisé ? Ca m’aide également à réévaluer mes priorités !

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